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QUELQUES MOTS...
  • Joyfool

Etre (une) femme…

Ecrit à l'automne 2016


On nous le scande à tout bout de champ. Sur un étendard de la liberté. Il faudrait assumer notre rôle de femme. Sans initiation. Comme par magie. On devrait le deviner. L’intégrer. Mais c’est quoi au juste ce truc là ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Qu’est-ce que ça implique ? Par quel(s) chemin(s) devons-nous passer ? Chacun le sien, certes. Mais peut être y-aurait-il quelques grandes lignes à partager ?


Etre une femme dans les siècles passés rimait souvent avec mariage forcé. Sans individualité propre. Prolongement de l’homme. Femme au foyer peu valorisée. Avec la libération de la femme, de la sexualité, nous nous sommes essayées. A tout ce dont nous n’avions pas eu droit avant. D’égale à égale avec les hommes, nous voulions être. A en devenir parfois plus masculines qu’eux. En prenant leur rôle et pas forcément le nôtre. Dans la force, l’action à tout va. Oubliant la puissance de la rondeur, de l’accueil, de la contemplation de notre féminin. En même temps pas facile quand on n’a pas eu d’exemples. On lutte. Bien souvent avec les mêmes armes que celles contre lesquelles on se bat. A la colère, la violence qui nous horrifie, on y va de la nôtre. C’est un chemin que d’accueillir tout ce qui est. S’aimer en entier. Vouloir incarner sa féminité. Son féminin sacré.


Plus de rites de passage. Des menstruations et de leur symbolique, on n’en sait finalement très peu. On les refuse. Les rejette. Ou comme pour moi on les accueille sur le tard. Comme un soulagement. Dans la plupart des cas, très peu de célébrations. De joie. D’explications. De ce nouvel état. Etape. Celui d’être une femme.


Pour ma part, ce n’est que très récemment que j’ai ressenti dans ma chair, dans mon être, ma féminité. Avant cela, une longue route. Muée dans mes interrogations. J’étais seule bien souvent. Avec mes envies. Ma honte. D’être différente des autres. De n’avoir pas saisi le truc alors qu’il paraissait si évident pour d’autres. Elles qui semblaient assumer et vivre leur corps de femme alors que le mien était comme anesthésié. Je n’avais pas compris qu’avant de pouvoir être une femme pour un homme, il fallait, vouloir, être, femme tout court. Et pour se faire, renoncer à l’amour inconditionnel maternel. Paternel. A la fusion. Faire de la place dans mon intérieur. Couper le cordon ombilical. Chaque jour un peu plus…


J’ai souvent fui les relations. Ce n’est pourtant pas l’envie qui m’en manquait. Mais dans la vie, la vraie, celle qui se vit, j’étais terrorisée. Peur d’être femme ou plutôt de ne pas savoir comment l’être. Peur des hommes. Peur de mal faire. C’est la peur qui conditionnait ma vie sentimentale. Mais je ne le savais pas forcément. Je ne savais pas non plus qu’à l’inconnu et l’incertitude d’une vie à deux, je préférais la sécurité de l’amour parental. Malgré la distance physique, je ne savais pas que je ne voulais pas les lâcher. Grandir. Et ça peut être la même en couple. Quand on cherche à tout prix la fusion avec l’autre. On voudrait qu’il nous ressemble. Qu’il nous comprenne. Sans même qu’on ait ouvert la bouche. Etre aimée d’un homme comme on l’est de nos parents. Alors petite fille parfois l’on reste. Bien que femme en apparence.


Pour faire de la place dans mon intérieur, j’ai commencé par remercier mes parents. Dresser la liste de ce qu’ils m’avaient donné. Apporté. Et de ce que je n’avais pas reçu. Remercier. Pour dire merci. Pour dire au revoir. Ne pas tout incomber à nos aieux. Nos parents. Prendre la responsabilité de sa propre vie. Et vouloir voir un peu plus loin pour soi. En reconnaissant nos manques, nos perceptions, nous nous donnons l’occasion de ne pas nous y enfermer. Nous y cantonner. Pour évoluer. Découvrir. Inventer. D’autres histoires qui nous conviendraient davantage.


Le chemin se fait en marchant. Alors je marche. Aujourd’hui à côté d’un homme. Qui me permet d’étendre l’imaginaire de la femme que je peux être. A ses côtés je découvre. Je m’émerveille. Je me tends. D’être celle que je suis. Celle que je ne suis pas encore. Et accompagner chemin faisant, d’autres femmes. Sur le chemin de leur propre féminité…


 

Pour plus de mots, il y a la page Facebook Joyfool et la JoyfooLetter

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